Bildungsförderung Oberguinea e.V.
Institutrice de l´école primaire de Fodécariah. Le bras droit du directeur.
Candia devant sa belle maison avec le luxe d´une entrée cimentée pour se protéger de la poussière.
Candia devant la porte de la case de sa maman centenaire, qu´elle soigne.
Elle ne sort plus, ne marche plus et reste toujours dans le noir. Comme elle est incontinente on comprend que Candia a fort à faire tous les jours. Sa maman s´est éteinte en février cette année. Que son âme repose en paix.
Puis la vie, après lui avoir donné 6 enfants, dont 2 sont décédés, après avoir élevé 4 enfants toute seule, 3 garcons et une fille, le destin lui a mis de nouveau un orphelin sur sa route. Elle a recueilli ce jeune garcon, Ibrahim Camara, âgé de 8 ans, qui en très peu de temps avait perdu toute sa famille. Elle nous a confié que son mari l´a abandonnée avec ses 4 enfants en bas âge pour aller tenter sa chance en Côte d´ivoire... depuis elle n´a plus entendu parler de lui. A l´époque elle travaillait dans une pharmacie. Seule avec 4 enfants, elle a été obligée de se reconvertir pour faire une formation d´institutrice et revenir enseigner dans son village natal et se faire aider par sa famille. Sa fille vie en Guinée forestière et assure un commerce de tissus. Un de ses fils travaille dans la mine d´or de Siguiri. Quant au petit dernier, il vient de terminer ses études en économie à Conakry. .
Cette femme volontaire commence ses journées par l´arrosage du jardin, saluer la maman, et aller à l´école pour le levé du drapeau à 7.45 H. . Pendant la pause de 10.00 H elle revient à la maison voir si la maman va bien. Pendant la pause de midi (12.00H- 15.00) elle prépare le repas pour elle, sa maman et son fils adoptif. Puis elle repart à l´école pour donner des cours de 15.00 H à 17.00 H. Ensuite c´est de nouveau le jardin, puis le repas du soir. Après tout cela elle aide Ibrahim à réviser ses lecons et prépare ensuite ses cours pour le lendemain. Elle se couche vers 22.00 H. .
Elle enseigne aux CP2, cours préparatoire de 2ème année et gagne 450.000 FG (50 EUR) par mois .
.
le regroupement de femmes (64 femmes) gèrent 1500m2 de terre de maraîchage. Cette cloture sert de protection contre les boeufs, moutons et chèvres. Cela demande de l´entretien tous les ans. .
Comme les femmes sont responsables de l´éducation des enfants, on comprend que l´enjeu des récoltes est essentiel. .
Chacune a sa planche à cultiver .
Candia a sa planche, elle ausi, qu´elle doit venir arroser matin et soir avant et après l´école pendant les 6 mois de saison sèche. .
Comme la saison sèche à commencée les femmes mettent de la siure de bois aux pieds des plantes pour les protéger de la sécheresse et de la chaleur .
Elles cultivent tomates, poivrons, manioc, patates douces, et surtout des aubergines, qui rapportent le mieux sur le marché du samedi. .
La misère est telle que les femmes du village viennent voler, et là une cloture, même entretenue, ne suffit pas! Donc les petites bouteilles médecinales font leur magie pour intimider les voleuses, qui ont peur d´attraper un mauvais sort! .
En tant que notable du village, elle a organisé notre arrivée .
.
Elle a préparé le repas festif .
Elle sait comment faire plaisir aux occidentaux et surtout leur préparer de la salade, dont ils sont friands, le tout bien désinfecté pour ne pas qu´ils tombent malade .
Bien-sur elle nous accompagne à la bibliothèque et nous guide .
Sachant que nous voulions parler aux femmes, elle les a mobilisées et a bien-sur servi de traductrice Malinké & francais. .
C´est elle de nouveau qui fait des campagnes de sensibilisation et qui revient au village pour démontrer les méfaits de l´excision.
En contre-partie, les femmes le lui rendent bien avec du poisson frais.
Infatiguable et curieuse, elle s´est mise à l´ordinateur et pendant la semaine que nous étions là, tôt le matin et tard le soir, elle a fait ses premiers pas en bureautique sous l´oeil attentif de Kalil, leur professeur
Go to top
© Bildungsförderung Oberguinea e.V. 2017